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03/09/2010 : Lamentation, les psaumes d'Isaak 1, Ken Scholes 31/08/2010 : Le Silmarillion, J.R.R. Tolkien 29/08/2010 : Fendragon, Barbara Hambly 26/08/2010 : L'arme de nulle part, Edmond Hamilton 22/08/2010 : L'alchimiste des ombres, Les lames du Cardinal Tome 2 16/08/2010 : Cosmos Incorporated, Maurice G. Dantec 12/08/2010 : 2061 Odyssée trois, Arthur C. Clarke 09/08/2010 : Sans parler du chien, Connie Willis 06/08/2010 : L'affaire Charles Dexter Ward, Howard Phillips Lovecraft 18/07/2010 : Le Volcryn, George R. R. Martin
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Lamentation, les psaumes d'Isaak 1, Ken Scholes 
Par Quadrant Alpha le 03/09/2010 à 11:37

Quatrième de Couverture

La cité de Windwir vient d'être anéantie, et avec elle la Grande Bibliothèque où reposait la mémoire du monde. L'onde de choc de cette catastrophe rompt les équilibres politiques et religieux des Terres Nommées, attise les convoitises, ravive les complots, met à mal les alliances. La guerre est inévitable.
Rudolfo le roi tsigane, seigneur des Neuf Maisons Sylvestres, est le premier sur les lieux et recueille dans les ruines un automate de métal. Agité de sanglots et rongé par la culpabilité, celui-ci s'accuse d être à l'origine du drame. Quel est son terrifiant secret ? A-t-il été manipulé ? Qui voulait la destruction de Windwir et pourquoi ? Mais voilà que Neb, un jeune moine orphelin qui a assisté à l'horreur, commence à faire des rêves prophétiques...







Auteur : Ken Scholes, Traducteur : Olivier Debernard
Edition : Bragelonne, Collection : Fantasy
Série : Les psaumes d'Isaak 1/5
Parution : 05/2010, Pages : 473, Prix Indicatif : 22,00 €, ISBN : 9782352943907
Titre Original : Lamentation, Edition Originale : 2009 chez Tor Books






Présentation
Depuis quelques années je reviens peu à peu à la Fantasy, un genre que j'avais délaissé après m'en être repu jusqu'à satiété. Des auteurs comme George R. R. Martin (Le Trône de fer) ou Scott Lynch (Les salauds gentilhommes) ont à nouveau entrouvert les portes derrière lesquelles je me suis glissé. Un nouveau venu dans le genre : Ken Scholes, semble en passe de transformer son premier essai. "Lamentation" est le premier tome d'une pentalogie dont on devrait parler dans les années à venir. Tiré d'une nouvelle de l'auteur parue en 2006 dans le numéro d'août du magasine Realms of Fantasy : "Of Metal Men and Scarlet Thread and Dancing with the Sunrise", "Lamentation" semble avoir été salué de manière assez unanime par la critique. Effet de mode ? marques de complaisance ? Non, un foutu bon roman tout simplement !

Le roman s'ouvre sur un holocauste. Celui d'une cité, d'un peuple et d'une vision d'une monde. En l'espace de quelques secondes ce qui fut le centre culturel, économique et religieux des Terres Nommées disparait dans un enfer de flammes. Avec lui disparait 90% du peuple Androfrancien et le trésor de l'humanité : la grande bibliothèque de Windwir, gardienne du savoir et de l'histoire du monde... Des lors les équilibres naturels du monde s'effondrent et avec eux s'élèvent les relents de chaos et les sons discordant des tambours de guerre.

Les armés vont se lever et marcher vers les ruines, répondant ainsi aux anciennes alliances de sang et de défense contractées avec Windwir, des quatre coins du monde les fidèles dispersés vont converger vers les cendres à l'appel du nouveau pape pour tenter de sauver les infimes parcelles du savoir, tandis qu'en coulisse les jeux politiques et diplomatiques vont se jouer. Sur place les premiers arrivés entreprennent de donner une sépulture décente aux centaines de milliers de dépouilles carbonisées sous la menace constante des nombreuses armés qui s'assemblent pour en découdre. Des éclaireurs magifiés de nombreuses armés, quasiment invisibles, entrent alors dans une danse de mort...

Voilà ! Le contexte est posé, il ne vous reste plus qu'à découvrir cet univers voué au chaos et à suivre les événements grâce à la multitude de points de vue des personnages qui y joueront un rôle primordial. C'est donc aux côtés de Rudolfo (roi des tsiganes des sept maison sylvestre et général en chef de l'armée errante) de Lyn Li Tam (concubine du prévôt Setberth), de Neb (jeune novice rescapé de l'holocauste), d'Isaak (mecaserviteur de l'ordre), et de quelques autres que vous allez suivre les événements de cette épopée.

L'originalité de ce roman est de dépeindre un univers de Fantasy que l'on devine bien vite héritier d'une civilisation avancée technologiquement et ayant disparue lors d'un épisode tragique qui ne sera que très peu dévoilé. Une civilisation technologique qui avait entre autres merveilles sue créer des mécaserviteurs, androïdes de métal à la mémoire et aux capacités de réflexions et de synthèse avancées, et qui après s'être effondrée donna naissance au monde que nous découvrons dans ce roman. L'une des taches de l'Ordre Androfrancien de Windwir étant justement de mettre à jour ses reliques technologiques du passé pour préserver le peu de connaissances perdues des jours anciens...

Le style est simple, fluide et au service du récit. Les points de vues sont multiples ce qui donne un effet chorale de bon aloi au roman. Mais là ou Martin dans son Trône de Fer faisait alterner les points de vue de chapitre en chapitre, vous trouverez ici divers points de vue au sein d'un même chapitre. Chacun semblant alors répondre directement aux précédents. Un exercice plaisant qui a du demander à l'auteur un gros travail de composition, mais qui donne une dynamique certaine au récit, composé du coup de chapitres courts ou alternent souvent quatre ou cinq points de vue différents. Le tout s'en rendre la lecture pénible ou décousue ce qu'il faut saluer comme une vraie réussite. Seul regret selon moi, un ton neutre en léger décalage avec les propos. J4aurai réellement beaucoup aimé que le ton du récit sot ici bien plus sombre, porteur de malaise et d'angoisse en rapport direct avec les événements particulièrement sombres qui forment le cadre général de l'ouvrage.

Le second tome de la saga ne devrait pas trop tarder à pointer le bout de son nez chez nos amis de Bragelonne puisque "Canticle" est disponible depuis octobre 2009 chez l'éditeur Américain Tor Books. Nul doute que je me le procurerai à sa sortie, pour suivre les aventures d'Isaak et fouler à nouveau les Terres Nommées, en espérant retrouver l'ambiance si particulière et plaisante de ce premier opus. Je le recommande vivement à tous les amateurs de Fantasy désireux de sortir des chemins battus et à la recherche d'un univers personnel travaillé et aux nuances entremêlées. Vous m'en direz des nouvelles. Un magnifique cadeau d'anniversaire que j'ai dévoré avec un réel plaisir.



Fantasy au petit-déjeuner, Roxanne,




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Le Silmarillion, J.R.R. Tolkien 
Par Quadrant Alpha le 31/08/2010 à 22:55

Quatrième de Couverture

Les contes du Silmarillion furent l'inspiration sous-jacente et la source de l'imaginaire littéraire de J.R.R. Tolkien : il travailla à ce livre pendant toute sa vie, sans parvenir à lui donner une forme définitive. Précédant de beaucoup Le Seigneur des Anneaux, c'est l'histoire du Premier Age du monde de Tolkien, le drame antique qu'évoquent les personnages du Seigneur des Anneaux et auquel certains d'entre eux prennent part. Le titre, Silmarillion, dérive de Quenta Silmarillion, " L'Histoire des Silmarils ", les trois grands joyaux créés par Fëanor, qui doit aux Elfes la plupart de ses dons, où il emprisonna la lumière des Deux Arbres qui éclairaient Valinor, la terre des Dieux. Quand Morgoth, le premier Seigneur Noir, détruisit les Arbres, cette lumière ne survécut que chez les Silmarils : et Morgoth s'en empara et les plaça sur sa couronne, conservée, dans sa forteresse impénétrable d'Angband, au nord du Milieu-de-la-Terre. Le Silmarillion est l'histoire de la rébellion de Feanor et de son peuple contre les Dieux, leur exil dans la Terre-du-Milieu et leur guerre sans espoir contre le grand Ennemi, en dépit de l'héroïsme des Elfes et des Hommes. Cette nouvelle édition du Silmarillion contient 45 illustrations en couleurs spécialement commandées à l'artiste Ted Nasmith.



Auteur : J.R.R. Tolkien, Traducteur : Pierre Alien,
Préfacier : Christopher Tolkien, Illustrateur : Ted Nasmith,
Edition :
Christian Bourgeois, Collection : Tolkien
Parution : 10/2004, Pages : 380, Prix Indicatif : 50,00 €, ISBN : 9782267017410
Titre Original : The Silmarillion, Edition Originale : 1977 chez George Allen & Unwin







Présentation
En signant pour le Middle-Earth Challenge je savais fort bien ce qui m'attendait : des heures et des heures de pur bonheur. C'est sans doute pourquoi je me suis lancé tête baissée dans le niveau Valar. L'oeuvre de Tolkien m'accompagne depuis de très nombreuses années. Elle est de celle vers qui je retourne assez régulièrement, en toute quiétude, persuadé d'y trouvé mon compte d'une part et d'y redécouvrir à chaque lecture des éléments nouveaux, ou éclairés d'une autre manière depuis mes précédentes visites. Vous l'aurez compris, Middle-Earth et moi c'est une longue et très belle histoire d'amour. Je tiens d'ailleurs avant d'entrer dans le vif du sujet, à remercier encore chaleureusement The Bursar et Resmiranda pour l'organisation de ce magnifique et gigantesque Challenge.

Le grand public connais "le Seigneur des Anneaux", et parfois "Bilbo le Hobitt", mais rarement "le Silmarillion". Ce dernier jouissant d'ailleurs souvent d'une réputation immérité d'ouvrage difficile d'accès. Si "le Seigneur des Anneaux" est une quête héroïque et "Bilbo le Hobitt" un conte pour enfant, souvent conseillé pour faire ces premiers pas au sein de la Terre du Milieu, "le Silmarillion" en est la genèse et l'historique. Oeuvre d'une vie, il fut mainte fois réécrit, amendé, modifié, annoté par l'auteur tout au long de sa vie. Oeuvre posthume, l'on doit à l'un des fils de John Reunald Reuel Tolkien sa préparation avant publication. Il s'agit d'une sorte de compendium des écrits de l'auteur concernant la création de cet univers imaginaire qui devait accueillir ses récits et de son histoire douloureuse et mythique au cours des millénaires.


L'édition anniversaire que je me suis offert à l'occasion de ce Challenge, pour remplacer mes versions poche ayant subis les ravages du temps et des multiples relectures est magnifiquement illustrée par Ted Nasmith comme vous pourrez le voir grâce aux quelques planches illustrant cette chronique. Elle contient également une introduction de Christopher Tolkien, ainsi qu'une lettre rédigée par J.R.R. Tolkien et adressée à son éditeur, pour y présenter le présent ouvrage. Un document important et qui met parfaitement en lumière le souhait de l'auteur et la finalité de son oeuvre : offrir à son pays une geste mythique qu'il pourrait s'approprier, comme il en existe tant dans les pays Nordiques, et dont l'Angleterre semble cruellement manquer. Dès lors l'auteur en sus de ses aventures romancées, donnera à sa création : des cartes, une genèse, une histoire multi-millénaire, des langues, des races, des sociétés et plus encore, le tout formant un univers imaginaire parmi les plus complet et les plus aboutis.


Le premier texte intitulé "l'Ainulindalë" est une courte genèse d'Arda (le monde), ou de la seule volonté d'Erü Illuvatar naissent ses enfants : les Aïnurs qui vont à ses côtés et par l'intermédiaire de la musique créer le plus beau des songes. Ce songe entrevu quelques instants par tous, sur ces accords divins, n'est autre que la vision du monde, que les Valars et les Maiïrs vont avoir bientôt la charge de construire. Parmi les Valars, l'un des plus talentueux et puissant : Morgoth, envieux et vaniteux, n'aura de cesse de pervertir les efforts de ses frères et soeurs et de se rebeller contre la volonté d'Erü. De la toutes les peines du monde jaillissent et bientôt les premières guerres sont livrées. L'on entrevois l'éveil des premiers nés (les elfes) et des successeurs (les humains), la création controversée des nains, l'abomination qui mena à la création des orcs et bien d'autres choses. Un texte poétique, emprunt de légendes des jours anciens.

Le second texte, assez court également porte sur les Valars et les Maïars et nous permet de faire plus ample connaissances avec ces puissances des Terres du Milieu et d'appréhender ce que chacun apporta comme contribution )à la création du monde, tel qu'il sera offert aux enfants d'Erü lorsque ceux ci en recevront le don.


Puis vient la pièce de choix : "le Quenta Silmarillion" ou la fabuleuse histoire des Silmarils. Un texte dont je ne connais pas d'équivalent dans le domaine de la Fantasy, même après l'avoir explorer des années durant de mon bâton de pèlerin. Il a pour lui la force des sagas épiques, la grandeur des récits mythiques et la beauté de poèmes anciens. Les personnages qu'il introduit sont des figures légendaires qui pour certains apparaitront dans d'autres récits des Terres du Milieu. 

La partie suivante "Les anneaux du pouvoir et le troisième âge" reviennent sur des éléments clés liés à la trilogie du "Seigneur des anneaux" et sur la fin du troisième âge avant l'avènement du quatrième âge du monde. Une partie particulièrement intéressante pour ceux qui ont déjà eu l'occasion de lire la trilogie mais qui risque fort de révéler certaines parties de l'intrigue à ceux ne l'ayant pas encore découvert. Vous voilà prévenus !






Une part significative de l'ouvrage est ensuite composé d'annexes. En nombres trop importantes dans certains ouvrages elles sont tendance à lasser, ou au mieux à laisser dubitatif le lecteur. Ici, au contraire elles apportent des renseignements importants, des éclairages nouveaux et bienvenus ou des informations complémentaires permettant de tirer encore plus de substance des textes qui les précèdent. Indissociable de l'ouvrage elles en sont même partie prenante. Laissant l'occasion au lecteur d'apercevoir le luxe de détails et le sérieux avec lequel cet universitaire Britannique est parvenu à donner littéralement vie à un univers imaginaire.

Un ouvrage d'une grande qualité, servie par une édition sans faille. Une des pièce maitresse de la Fantasy, dans tout ce qu'elle a de merveilleux et d'évocateur. Sans doute mon ouvrage préféré du maître. De ceux que je connais du moins, car il me semble bien que dans le cadre du Challenge Middle-Earth qui s'ouvre aujourd'hui pour moi, par ce feu d'artifice que ne renierai pas un certain magicien, quelques belles découvertes sont encore à venir.
Pour tous les amateurs de Fantasy et de merveilleux...



Mais l'aventure ne s'arrête pas là...
Pour voguer vers les chroniques de mes compagnons de route
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One Challenge to find them : The Middle-Earth Challenge

01/15
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Fendragon, Barbara Hambly 
Par Quadrant Alpha le 29/08/2010 à 14:55
Quatrième de Couverture

Je suis Morkeleb le Noir. Je ne suis et ne serai l'esclave de personne, encore moins d'une femme humaine. " Lorsque Jenny Waynest, compagne du Fendragon des légendes, accepte d'accompagner l'amour de sa vie vers les terres du Sud où l'appelle son Roi, elle ne sait pas ce qui l'attend: les intrigues vénéneuses de la magicienne Zyerne, le souffle brûlant du plus sombre des dragons, mais aussi le feu dévorant d'une passion séculaire - la douleur, le renoncement et la mort...













Auteur : Barbara Hambly, Traducteur : Michel Demuth,
Edition : Points, Collection : Fantasy,
Parution : 03/2006, Pages : 360, Prix Indicatif : 6,50 €, ISBN : 9782020858038
Titre Original : Dragonsbane, Edition Originale : En 1985 chez Del Rey Books








Une lecture effectuée dans le cadre du Cercle d'Atuan



Les Chroniques de mes petits camarades du Cercle
disponible dès publication



Présentation
     Tout commence lorsqu'un jeune damoiseau, bien mis de sa personne, des gestes héroïques plein la tête s'en va quérir, pour sauver le Royaume menacé : un "Fendragon". Seigneur de légende, ces héros ont la particularité d'avoir déjà au moins abattu un Dragon par le passé. Auréolés de gloire, chantés par les ménestrels, admirés de tous, ces valeureux chevaliers sont des êtres dont on fait les légendes. Oui mais voilà, notre charmant damoiseau découvre bien vite son héros sous des atours inattendus. Sale, crotté, dépenaillé, au vert parlé, le Fendragon en question est avant tout un seigneur rural, attaché à sa pauvre terre et à son peuple. Pataugeant dans la fange des porcs dont il fait l'élevage, les illusions s'envolent alors bien vite pour laisser place à la réalité...

     Sélection du mois d'août au sein du Cercle d'Atuan, nous devons sa lecture à l'acharnement de notre chère Olya qui le proposait depuis des mois sans qu'il passe jusqu'à présent l'écueil des sélections. La persévérance à finit par payer... Fendragon est un roman de Fantasy qui s'amuse à jouer avec les codes du genre. Sous prétexte d'aller sauver le royaume du terrible Dragon qui le menace, l'auteur nous gratifie là de quelques portraits de personnages savoureux. Ils ne le sont pas tous, mais disons que les trois personnages principaux de l'histoire jouissent d'un traitement particulièrement intéressant. Le Fendragon tout d'abord comme nous l'avons vu, en archétype du anti-héros est une parfaite réussite. Sa compagne Jenny ensuite, magicienne qui a due faire des choix entre le développement de son apprentissage d'une part et son amour pour l'homme qui partage sa vie et ses deux fils d'autre part. Une magicienne aux talents grandement limités donc et qui traine cet état de fait comme une blessure profonde. Morkeleb le Noir enfin, ce fameux Dragon qui terrifie le royaume et qui se révèlera au final bien plus intéressant et doté d'une psyché dont bon nombre de ses frères sont souvent privés dans les romans les mettant en scène.

     C'est bien dommage que l'histoire ne soit pas à la hauteur de ces trois portraits et que les personnages secondaires jouissent au final d'un traitement bien moins avantageux. Quelques splendides passages et descriptions n'ont pas suffis à me faire entrer derechef dans le roman. Celui ci est relativement lent, les quelques scènes d'actions présentes sont traitées de manière plutôt leste par l'auteur voire parfois même faisant l'objet d'ellipses. Quelques très bonnes idées et des dialogues souvent savoureux sont à relever, mais dans l'ensemble cela n'empêche pas, le plaisir de la découverte des premiers chapitres passés à amoindrir cette sensation d'ennui qui peu à peu s'installe.

     La plupart de mes petits camarades du Cercle ont un avis tout autre sur cet ouvrage et je vous encourage à le découvrir en parcourant le forum ou leurs chroniques respectives. En ce qui me concerne, il y a peu de chance pour que je retourne vers un ouvrage de l'auteur avant un long moment.

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L'arme de nulle part, Edmond Hamilton 
Par Quadrant Alpha le 26/08/2010 à 00:25

Quatrième de Couverture
Morgan Chane est le seul Loup des étoiles d'origine terrienne, un pirate, un assassin doté d'une force physique et de réflexes hors du commun. Après avoir tué un de ses pairs, il se voit obligé de fuir pour sauver sa vie... Mais où peut se réfugier un homme pourchassé par les Loups des étoiles et qui, aux yeux de tous, restera à jamais l'un des leurs ? Désormais sa route est tracée. Morgan Chane, l'homme qui ne voulait pas mourir, partira à la recherche de l'arme de nulle part, affrontera les dangers des mondes interdits et retournera sur la planète des Loups... Le cycle des Loups des étoiles, rythmé par le fracas d'immenses batailles spatiales, nous propulse à travers une myriade de planètes dangereuses, au contact d'incroyables races extraterrestres et de secrets astronomiques vieux de millions d'années.







Auteur : Edmond Hamilton, Traducteur : Richard Chomet
Traduction révisée par : Thomas Day & Pierre-Paul Durastanti
Edition : Folio, Collection : SF
Série : Les loups des étoiles (omnibus)
Parution : 05/2003, Pages : 220, Prix Indicatif : 08,70 €, ISBN : 9782070428090
Titre Original : The Weapon From Beyond, Edition Originale : 1967 chez Ace Books Inc







Présentation
Si l'ouvrage présenté ici est bien l'omnibus paru chez Folio SF et contenant les trois romans de cette saga, ma chronique elle, ne portera que sur le premier de ceux ci. Lorsque Mr et Me Lhisbei du RSF Blog ont décidés de lancer le Summer Star Wars, challenge portant sur le Space Opera, je me suis dis que c'était l'occasion rêvée de se porter vers cette saga et cet auteur. Hamilton étant en quelque sorte l'un des père du Space Opera. Un mouvement trop souvent confondu de nos jours par les non initiés à la Science-Fiction elle même, rebutant ainsi rapidement quelques bonnes volontés en amalgamant l'intégralité de la SF avec les batailles spatiales et les aventures en technicolor qui sont l'apanage de ce segment du genre.

Un Space Op à l'ancienne donc et pour cause. Relisez le quatrième de couverture, pour une fois il ne s'agit pas d'une bande annonce mais bel et bien de la trame générale de l'ouvrage. De mon point de vue il n'y a pas deux manière d'aborder ce genre de roman. Soit l'on fait fis d'emblée des incohérences, des deus ex machina, des personnages stéréotypés, du héros surpuissant qui l'emporte inévitablement à la fin, de l'histoire qui tient sur une feuille de tabac à rouler et des grandes libertés prises avec les lois scientifiques pour se concentrer sur l'action et le plaisir qu'elle procure... soit on se crash irrémédiablement en y laissant quelques chicots !

Dommage ? Non pas forcément. Le style, des plus simple et fluide convenant parfaitement au propos de l'auteur. Le roman est court, axé sur les actions du personnage principal. Au final le contrat bien que des plus simple est rempli : faire passer un bon moment au lecteur. Celui ci n'en ressortira sans l'ombre d'une interrogation, ni avec la sensation d'en avoir retenu grand chose, mais plutôt d'avoir passé un bon moment. Une bonne alternative à une énième rediffusion d'un film d'action sur le petit écran. Histoire de passer une bonne soirée en oubliant pour quelques heures les petits soucis du quotidien.



Une lecture faite dans le cadre du Challenge Summer Star Wars
organisée de mains de maître par Mr et Me Lhisbei
3/4

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L'alchimiste des ombres, Les lames du Cardinal Tome 2 
Par Quadrant Alpha le 22/08/2010 à 00:00
Quatrième de Couverture

Paris, 1633. Les dragons menacent le royaume. Surgis de la nuit des temps, ils sont avides de pouvoir et décidés à restaurer leur règne absolu. Usant de sorcellerie, ils ont pris apparence humaine et créé une puissante société secrète, la Griffe noire, qui conspire déjà dans les plus grandes cours d'Europe.
Pour déjouer leurs sinistres complots, Richelieu a reformé son unité d'élite, une compagnie clandestine d'aventuriers et de duellistes rivalisant de courage, d'élégance et d'astuce. Six hommes et une femme aux talents exceptionnels prêts à braver tous les dangers et à risquer leur vie pour la Couronne : les Lames du Cardinal.
Mais alors qu'ils ont rendez-vous, par une nuit d'orage, avec une espionne italienne aussi belle que dangereuse qui prétend détenir les clés d'un complot à venir, ils sont loin d'imaginer l'ampleur de la tragédie qui va s'abattre sur la France et les obliger à affronter leur plus terrible adversaire : l'Alchimiste des ombres...




Auteur : Pierre Pevel
Edition :
Bragelonne, Collection : Fantasy
Série : Les lames du Cardinal 2
Parution : 06/2009, Pages : 330, Prix Indicatif : 20,00 €, ISBN : 9782352942535



Présentation
Une menace pèse sur le Royaume de France et pourrait même menée à un complot visant directement le trône. Les baudriers ajustés, les rapières tirées, les lames du Cardinal répondent de nouveau à l'appel en respectant leur serment. Le hennissement des montures lancées au grand galop se fait de nouveau entendre dans les rues boueuses du grand Paris de 1633. L'auteur donne ici une suite enlevée au premier tome de cette saga. L'ont retrouve avec grand plaisir les personnages désormais bien connus et le cadre si spécifique de cette saga de Fantasy alliant avec talent le cape et d'épée traditionnel et populaire à la fantasy, par l'entremise de la menace que font peser les Dragons sur le monde.

Les complots, secrets, manigances et autres manoeuvres politiques se succèdent et alternent avec des scènes d'action bien menées et des révélations savamment distillées tout au long de ce tome. La griffe noire est de nouveau à l'oeuvre et lance ses séides sur la capitale dans un vaste jeu de corruption et de mort. Plutôt qu'une succession de duels ou d'affrontements qui pourraient sans doute devenir un peu lassent à la longue, l'intrigue est ici orientée vers la politique et les arcanes de l'espionnage de l'époque. Replongé dans le contexte d'une campagne militaire de l'armée royale en préparation et des jeux cruels de la cour, le lecteur n'a pas le temps de se poser et se laisse happer avec plaisir par l'action et, guidé par l'auteur, en toute confiance, se laisse porter par les événements qui s'imposent à lui.

Comme ce fut le cas dans le premier tome de la saga, la documentation amassée par l'auteur et son excellente connaissance historique de l'époque lui permet à loisir de faire évoluer ses personnages dans le Paris historique de Louis XIII et du Cardinal de Richelieu, mâtiné à petites touches de Fantasy. Quelques personnages célèbres et historiques viennent à nouveau prêter leur concours à l'histoire...

C'est notamment le cas avec :
Marie de Rohan-Montbazon, duchesse de Chevreuse
et Jean-Armand du Peyrer, comte de Tréville




Pierre Pevel grand amateur de séries télévisées, définissait lui même le premier tome de cette saga comme un pilote, et ce second tome comme la première moitié de sa première saison. C'est ainsi tout naturellement que sur les pages de garde des quatre paries de ce roman l'on trouvera des annotations du type (S01-E01 puis S01-E02 etc...). Ce sont donc bien les quatre premiers épisodes de la première saison des Lames qui nous sont ici dévoilées. Le concept pourrait faire un temps soit peu sourire, mais le récit, et cela se sent clairement, a bel et bien été rédigé et organisé comme autant d'épisodes. Un clin d'oeil de son temps supplémentaire aux "Trois mousquetaires" de d'Alexandre Dumas qui fut à l'origine publié en feuilletons dans les numéros de mars à juillet 1844 du journal "Le Siècle". Cette écriture visuelle, rédigée en scènes et plans séquences se retrouve ainsi tout au long du roman et donne une touche particulièrement vivante à l'ensemble.

Si ce n'est déjà fait, je vous invite à vous procurer le tome 1 (le pilote) de cette saga et à retrouver votre âme d'enfant. Le temps de quelques belles chevauchées, de quelques duels entre gentilhommes, le tout sur fond d'histoire de France et d'aventures avec un A majuscule. Le troisième tome de la saga : "Le Dragon des arcanes" sortira chez Bragelonne le 17 septembre prochain. Une aubaine pour tous les fans de cette saga haute en couleur. Autant vous dire que je serai chez mon libraire ce jour là, le sourire aux lèvres...




Emeralda, Phooka, Gulix, Folfaerie, Mellisende, Elodie,
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Cosmos Incorporated, Maurice G. Dantec 
Par Quadrant Alpha le 16/08/2010 à 07:00

Quatrième de Couverture
Il fait partie d'un secret plus terrible encore que lui-même. Il fait partie d'un inframonde qui n'apparaît que par la trace laissée par la mort derrière elle. Il sait maintenant pourquoi il est venu.

Ici, dans cette ville en particulier. Le bloc mémoriel se réassemble doucement dans son esprit. Des souvenirs, encore très parcellaires, se reforment, accompagnés de sensations, de connaissances élémentaires et de quelques graphiques.

Mais cela lui suffit pour savoir l'essentiel: s'il est venu ici, c'est pour tuer un homme.











Auteur : Maurice G. Dantec, Edition : Le Livre de Poche,
Parution : 01/2007, Pages : 572, Prix Indicatif : 07,50 €, ISBN : 9782253119944




Présentation
Pardonnez moi si je suis encore un peu essoufflé mais je reviens d'un Safari en pays Dantec ! J'avais préparez mon voyage comme il se doit en compulsant ici ou là des articles de presse, des interviews, des brochures de voyage, histoire d'être fin prêt pour la confrontation avec la bête. Rétive, désabusée, un rien malicieuse, certain la dépeigne même comme sauvage, féroce et un tantinet imprévisible, aux discours pour le moins subversifs voir malsain. Je ne m'étend pas plus sur le sujet, suivant mon crédo qui est de m"intéresser plus aux oeuvres qu'à leurs auteurs. Je ne connais pas ce monsieur à vrai dire, et je ne suis pas certain qu'en apprendre plus à son sujet m'aide énormément à y voir clair dans sa prose.

Les 200 premières pages nous dépeignent un monde qu'il est très tentant de qualifier de Cyberpunk. Un avenir proche, un monde qui sort à peine d'une énième guerre planétaire qui s'est déroulée cette fois sous les feux du jihad. Des économies mis à mal, des populations en souffrance, des zones de guerres et de non droits à foison, des évolutions technologiques et biogénétiques, des colonies spatiales au sein de notre système solaire. La visite guidée est assurée par un assassin d'un ordre obscur de l'ex Union Soviétique venu en territoire autonome Mohawk, (chevauchant les états-unis et le canada) afin d'éliminer le maire de Grand Jonction pour le compte d'un commanditaire inconnu. Assisté par une IA, il s'installe dans Grande Jonction, un territoire autonome ou la pègre Amérindienne détient un cosmodrome privé d'ou tentent de partir vers les salutaires colonies spatiales tout ceux ayant suffisamment de biens pour se payer l'embarquement. Embarquement qui se fait avec tous les moyens du bord : vénérable Soyuz, anciennes navettes américaines recyclées, Ariane V etc...

Ok ! Le cadre peut le faire, le personnage principal est suffisamment mystérieux pour alimenter la curiosité du lecteur. L'adjonction de quelques technologies bien amenées et de petites trouvailles sympathique comme les Cyberdogs avancés, doués de paroles et employés comme gardiens dans les hôtels bas de gamme rajoute du cachet. Le rythme est un tantinet lent, mais puisque l'on pose l'action, le cadre et les personnages, le pacte tacite avec le lecteur fonctionne sans problème.

Malheureusement pour moi, les 350 dernières pages de ce roman seront un vrai calvaire. La ou je m'attendais à ce que l'action démarre et que le fil commence à se dénouer, l'auteur choisit lui, de plonger en apnée en plein délire ecclésiastique. De réécrire une partie de la bible au passage en faisant de ses personnages des archétypes d'un grand barnum mystique. Le tout dans un salmigondis incroyable, faisant passer la liste à la Prévert pour un parangon d'ordonnancement. C'est son choix en tant qu'auteur et je le respecte, c'est le mien en tant que lecteur de ne pas le suivre sur ce terrain. Qui plus est cette seconde partie est délicate à aborder de par les nombreuses références mystiques ou religieuses utilisées par l'auteur. La difficulté s'en trouvant encore largement alourdie par sa plume qui déraille, défouraille et se crash, dans l'indifférence d'un lecteur qui se demande déjà, comment il va bien pouvoir mettre des mots sur cette lecture pour en faire une chronique objective...

"Comme le fantôme d'un jazzman mort dans la station MIR en déroute" m'attends dans ma PAL depuis quelques mois. Il risque d'attendre encore un peu, même si promis juré, je ferai une nouvelle incursion en pays Dantec. Ne serait ce que pour savoir pourquoi certains pensent avoir reconnu en cet auteur le nouveau Philip K. Dick. Moi pour l'instant ça me dépasse !



Une Lecture Commune Livraddict

Flof13, Mr. Zombie,

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2061 Odyssée trois, Arthur C. Clarke 
Par Quadrant Alpha le 12/08/2010 à 07:00

Quatrième de Couverture
Il y a quarante ans, Jupiter s'est transformé en un nouveau soleil. Une de ses lunes, Europe, abrite une forme de vie inconnue. Pourtant, le message légué à l'humanité est clair : il est interdit de se poser sur Europe. Ainsi en a décidée la mystérieuse intelligence qui signe son passage dans le système solaire d'un monolithe noir. Or, voici que deux événements capitaux surviennent sur ce monde : une gigantesque montagne apparaît brusquement, tandis qu'un vaisseau en perdition est contraint de s'y poser, transgressant l'interdit. Utlime prélude au chaos, ou prémices d'une incroyable révélation ?








Auteur : Arthur C. Clarke, Traducteur : France-Marie Watkins
Edition : J'ai Lu, Collection : Science Fiction
Série : L'odyssée de l'espace 3/4
Parution : 02/2001, Pages : 253, Prix Indicatif : 04,50 €, ISBN : 9782277230755
Titre Original : 2061 Odyssey Three, Edition Originale : 1987 chez Del Rey






Présentation
Rédigé en 1986 au moment ou la comète de Halley nous rendait à nouveau visite, ce troisième opus de l'odyssée spatiale de l'auteur fait d'ailleurs une bonne place à cet astre. Dans un court préambule l'auteur explique qu'il avait prévu une suite à son odyssée de l'espace, mais souhaitais pour ce faire bénéficier du programme Galileo qui devait faire pénétrer une sonde dans l'atmosphère de Jupiter et passer près de deux ans à visiter ses satellites. Le drame de l'explosion de la navette Challenger en décida autrement, puisque le programme Galileo fut repoussé.

Le Dr Heyvood Floyd a toujours bon pied bon oeil. Il est certes particulièrement âgé mais ses séjours prolongés en apesanteur et surtout en cryogénie, on valu a son organisme de pouvoir atteindre un âge canonique à défaut de pouvoir à nouveau fouler le sol terrestre, n'étant plus capable de supporter une trop forte pression. Des années déprimantes passée dans un hôpital orbital n'ont pas pour autant altéré ses capacités intellectuelles. L'occasion de participer à une étude de la comète de Halley sur un vaisseau flambant neuf de nouvelle génération et de se poser sur cet astre mythique, lui font même à l'occasion retrouver une nouvelle jeunesse. Pendant ce temps, bravant l'interdit émis par les maitres des monolithes un vaisseau en perdition se pose en catastrophe sur Europe...

Si le cadre est toujours plaisant, ce troisième volet de l'odyssée spatiale de l'auteur montre certains signes d'essoufflements. Si le plaisir de lecture est toujours au rendez-vous, si l'auteur parvient comme de coutume à écrire de magnifiques pages décrivant les beautés de notre système solaire, devenu système double, s'il parvient à nous faire ressentir à merveille l'exaltation de ses voyages spatiaux, pour la première fois au cours du cycle il ne réussi pas à captiver le lecteur.

Ce troisième opus n'apporte rien de nouveau au cycle et ne parvient pas totalement à emporter le lecteur comme ce fut le cas au cours des deux premiers opus. On s'ennuie même parfois quelque peu, devant une trame narrative lente et sans réels épaisseur. Plaisant malgré tout pour la plume de l'auteur mais totalement dispensable dans l'excellente bibliographie de ce grand monsieur de la Science-Fiction...


Une lecture faite dans le cadre du Challenge Summer Star Wars
organisée de mains de maître par Mr et Me Lhisbei
2/4

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Sans parler du chien, Connie Willis 
Par Quadrant Alpha le 09/08/2010 à 00:00

Quatrième de Couverture
Au XXIe siècle, le professeur Dunworthy dirige une équipe d'historiens qui utilisent des transmetteurs temporels pour aller assister aux événements qui ont modifié l'avenir de l'humanité. Ned Henry est l'un d'eux. Dans le cadre d'un projet de reconstruction de la cathédrale de Coventry, il doit effectuer d'incessantes navettes vers le passé pour récolter un maximum d'informations sur cet édifice détruit par un raid aérien nazi en 1940. Toutefois, quand Dunworthy lui propose d'aller se reposer dans l'Angleterre de la fin du XIXe siècle, ce havre de tranquillité où rien n'est plus épuisant que de canoter sur la Tamise et de jouer au croquet, c'est avec empressement qu'il accepte. Mais Henry n'a pas entendu le professeur préciser qu'il devra en profiter pour corriger un paradoxe temporel provoqué par une de ses collègues qui a sauvé un chat de la noyade en 1988... et l'a ramené par inadvertance avec elle dans le futur. Et quand ce matou voyageur rencontre un chien victorien, cette incongruité spatio-temporelle pourrait bien remettre en cause... la survie de l'humanité !



Auteur : Connie Willis, Traducteur : Jean-Pierre Pugi,
Edition :
J'ai Lu, Collection : Science-Fiction,
Parution : 02/2003, Pages : 573, Prix Indicatif : 08,00 €, ISBN : 9782290324912
Titre Original : To Say Nothing About the Dog
Edition Originale :
1997 chez Bantam Spectra
Prix : Hugo en 1999, Locus en 1999




Les chroniques de mes petits camarades
Vert, Shaya, Spocky, Arutha, Olya, Lael, Roxanne,
Tortoise, Kactusss, Julien le naufragé,



Présentation
Lorsque qu'une riche mécène décide de financer les recherches temporelles, difficile de lui refuser de petits caprices. Comme celui de reconstruire la cathédrale de Coventry avant sa destruction par des bombes incendiaires lancées par la Luftwaffe durant le Blitz de 1940. Pour se faire, elle monopolise donc toutes les ressources ou presque et envoie une nuée d'historiens sur les lieux du drame pour compiler le plus de données possibles. Bafouant les mesures de précaution les historiens réalisent une multitude de sauts temporels. L'un deux, Ned avec presque 14 sauts en un temps limité subis de plein fouet le déphasage et se retrouve à en subir les effets pervers, comme celui de ne plus particulièrement entendre ou comprendre ce qu'on lui dit. C'est ainsi que des le début de l'ouvrage le décor est planté avec humour. Un humour So-British ou le non-sens ne peux manquer de faire penser à certains sketchs cultes des Monthy Pythons...

- Nous n'avons personne d'autre sous la main, insista M. Dunworthy. Ned, écoutez-moi bien. Voilà ce que vous allez faire. Vous arriverez le 7 juin 1888 à dix heures du matin. Le fleuve sera sur la gauche de la fourchette à dessert, utilisée pour les gâteaux et les puddings, alors que pour les salades...

Salades. Noyades. Naïades. C'était le nom que je cherchais. Hylas et les Naïades ! Cet Hylas allait bien tranquillement remplir son broc quand elles l'agrippaient et l'entrainaient dans les profondeurs, en l'entortillant dans leurs cheveux.


- Après l'avoir ramené, vous prendrez quinze jours de vacances. Vous pourrez canoter sur la Tamise ou vous reposer sur la droite de l'assiette à dessert, avec la lame orientée vers l'intérieur.


Il me tapota l'épaule.


- C'est bien compris ?


- Quoi ?


Que cet ouvrage est remporté la même année le Hugo et le Nebula n'est pas une incongruité due à une faille spatio-temporelle. Ce qui démarre comme un roman de science-fiction classique traitant du voyage temporel, va très vite sortir allègrement des jalons du genre. S'aventurant bien vite tantôt dans le burlesque, tantôt dans un hommage appuyé à un ouvrage classique de la littérature populaire Britannique : "Trois hommes dans un bateau" de Jerome K. Jerome, pour finir par retomber sur ses pattes tel un chat, d'une manière magistrale.

Je peine à trouver des qualificatifs pour vous décrire précisément l'atmosphère qui se dégage de cette lecture. "Chaos Unifié" me semble convenir (faute de mieux). Comme si l'auteur avait décidée en quelque sorte de composer son oeuvre d'éléments aussi dissemblables que possible tout en parvenant par la magie de l'écriture à ordonner le tout de la plus belle des façons. Car en fait ce roman c'est pêle-mêle : une action qui s'étire du XXIe siècle à l'Angleterre Victorienne en passant par celle du blitz de 1940, un humour so British, du romantisme, du vaudeville avec ses portes qui claquent et ses situations rocambolesques, des dialogues hauts en couleur, des personnages caricaturaux mais magnifiquement dépeints et disposant d'une véritable profondeur psychologique, du spiritisme, des références appuyées à la littérature Britannique allant des classiques jusqu'à la poésie en passant par le roman policier, une réelle et belle maitrise des paradoxes temporels, sans parler du chien... et du chat ! Le tout en 574 pages que l'on dévore littéralement.

Impossible de ne pas s'attacher à nombre de personnages parmi la kyrielle de portraits qui nous sont présentés ici. Et il y en aura pour tous les goûts : de l'adorable incompétent au majordome stylé, de la grande bourgeoise acariâtre à la jeune ingénue, de l'amoureux transi au professeur excentrique, de la spirite arnaqueuse au faux comte Italien, de la femme fatale au vicaire hautain, jusqu'au colonel de l'armée des Indes à la retraite, rien ne nous sera épargné pour nôtre plus grand bonheur. C'est tout bonnement jubilatoire !

Premier ouvrage de Connie Willis que j'aborde pour ma part, ce "Sans parler du chien" ne sera certes pas le dernier. J'ai été réellement bluffé par la maitrise de l'auteur. Tant dans le traitement de son sujet que par la qualité de sa plume. Mon second véritable coup de coeur de cette année 2010. J'en profite d'ailleurs pour remercier "Vert" d'avoir eu la clairvoyance de le proposer comme lecture commune du Cercle d'Atuan. Le genre de livre qu'on a du mal à lâcher même à 3 heures du matin, celui qu'on lis avec le sourire aux lèvres, ou que l'on offre avec plaisir. Voilà une petite merveille à dévorer toutes affaires cessantes !

On se quitte sur une évocation en images de la cathédrale de Coventry qui joue un rôle primordial au sein du roman, ainsi que l'évocation du raid Allemand meurtrier survenu durant le blitz de l'automne 1940.


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L'affaire Charles Dexter Ward, Howard Phillips Lovecraft 
Par Quadrant Alpha le 06/08/2010 à 07:00

Quatrième de Couverture
Charles Dexter Ward, jeune étudiant féru d'archéologie, d'histoire et de généalogie, découvre un jour que Joseph Curwen, jugé pour sorcellerie à Salem, est un de ses ancêtres. Curieux de nature, il part à la recherche de son histoire. Dès le début de son enquête, Charles acquiert de prodigieuses connaissances historiques, compensées par une étrange amnésie du temps présent. Il développe en outre un inquiétant mimétisme avec son aïeul. Devant ces répercussions inattendues, le docteur Willett, médecin et ami de la famille Ward, part à son tour en quête.








Auteur : Howard Phillips Lovecraft, Traducteur : Divers,
Edition :
Robert Laffont, Collection : Bouquins,
Série : Oeuvres de H. P. Lovecraft tome 1,
Parution : 11/1997, Pages : 1174, Prix Indicatif : 28,00 €, ISBN : 9782221056844






Présentation

eul véritable roman (126 pages) du Maître de Providence autrement spécialisé dans les nouvelles, "l'affaire Charles Dexter Ward" rédigé en 1927 ne fut pas publié de son vivant. Il semble que l'auteur, pas totalement satisfait de sa conception ne soumis pas le texte à publication. Il sera édité après sa mort, pour la première fois au sein des numéros de mai et juillet 1941 du magazine "Weird Tales". L'ouvrage que je présente ici est le premier tome de l'intégrale des oeuvres de l'auteur publié au sein de l'estimable collection "Bouquins" de l'éditeur Robert Laffont.


oilà un texte que j'ai découvert voilà bien des années, lorsque j'étudiai avec avidité l'oeuvre de celui qui reste à mes yeux l'un des piliers mondial du fantastique. Alors lorsque l'occasion s'est présentée au sein de Livraddict d'une petite lecture commune sur ce titre, j'ai signé sans autre considération que l'assurance de retrouver un texte aimé et de fouler à nouveau certaines parcelles de terres impies de la belle Providence.



écit prenant corps au sein du "Mythe de Cthulhu", "l'affaire Charles Dexter Ward" est une oeuvre ou se mêle sorcellerie et enquête policière. Le cadre de la cité de Providence au cours des années folles donnera ainsi l'écho à celui de la période coloniale Britannique peu de temps avant la révolution Américaine. Alors que le jeune étudiant en archéologie perd peu à peu pied en poursuivant ses recherches sur son ancêtre, nous en apprendrons plus sur ce dernier par quelques flashbacks nous faisant faire un saut dans le temps de plus de 150 ans. Au temps des tuniques rouges de sa gracieuse majesté et de la terrible affaire de Salem.


sant de circonvolutions, passant sous silence certaines actions ou descriptions, tout sera traité ici dans la délicatesse et l'insinuation plutôt qu'avec moult et forces démonstrations. Un choix qui va peu à peu laisser le lecteur interpréter certaines suggestions à sa convenance en l'impliquant plus avant dans le récit à mesure que celui ci se développe. Une technique qui permettra d'imposer le suspens et la tension, qui des lors, ne faiblira plus jusqu'au dénouement. Une technique qui permettra de poser un voile de mystère et une ambiance nauséabonde sur les découvertes à venir. Les relents méphitiques vont ainsi affluer, portés par une brise douce amère au fur et à mesure des découvertes et des révélations dont le lecteur sera bien souvent l'instigateur lui même, laissant son imagination comblée les manques de descriptions à certains moments clés. De nombreux extraits d'articles de presse, de lettres et d'extraits de journaux viendront à point nommer éclairer ou obscurcir certains pans du récit. Même si nous sommes loin ici d'un récit épistolaire, ces documents qui nous sont ainsi communiqués par cette alternative renforce l'idée d'une enquête policière dont le lecteur aurait pu tout à loisir compulser le dossier quelques années après les faits évoqués.


e style de l'auteur, quelque peu daté mais toujours terriblement efficace peut surprendre de premier abord pour qui ne l'a jamais pratiqué. Classique, parfois outrageusement descriptif, parfois glacial, excluant à quelques rares exceptions les dialogues et emprunt à l'occasion de solennité. Voilà un style qui demande quelque peu à être apprivoisé. Comme en toute chose il faudra ici replacer le style et l'auteur dans le contexte qui sont les leurs, si l'on veux pouvoir en juger sans aprioris. et avec une certaine notion de justice. Pourtant cette oeuvre est suffisamment éloignée des récits classiques de l'auteur dans sa longueur et sa construction pour permettre à ceux ne l'ayant jamais lu de commencer presque en douceur. Une oeuvre idéale pour s'initier... à la sorcellerie du Maître en quelque sorte !



Une Lecture Commune Livraddict

Flof13, Mr Zombi, Azariel87, Geishanellie, Lelf, Taliesin,
Wilhelmina, Belledenuit, Lau', julien le naufragé, Ellcryss



C'est peu de chose que de dire que mon Frangin Cosmique a rencontré lui de grosses difficultés dans sa lecture. Je laisse donc Arutha vous expliquez cela.




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Le Volcryn, George R. R. Martin 
Par Quadrant Alpha le 18/07/2010 à 13:25

Quatrième de Couverture
Les légendes parlent d’une race d’extraterrestres fabuleuse parcourant lentement l’espace, aux manettes de gigantesques vaisseaux à l’apparence de cités d’ombre...
Moi, Karoly d’Branin, je leur ai voué ma vie, et mes inlassables recherches m’ont enfin permis de les localiser. Avec mon équipe, nous avons embarqué à bord de l’Armageddon, vaisseau du commandant Royd Eris. Et dans peu de temps, les volcryns seront enfin à notre portée.
Mais en attendant, l’ambiance est de plus en plus pesante entre nous... Royd Eris refuse d’apparaître physiquement, préférant user d’hologrammes et de communicateurs muraux ... Et Thale Lasamer, notre télépathe, fait état d’une menace sourde et mystérieuse...
Peu importe ! Mes volcryns sont tout proches, et je ne les laisserai pas filer !




Auteur : George R. R. Martin, Traducteur : Odile Sabathé-Ricklin
Traduction Révisée par : Ayerdhal
Edition : ActuSF, Collection : Perles d'épice,
Parution : 05/2010, Pages : 158, Prix Indicatif : 09,00 €, ISBN : 9782917689219
Titre Original : Nightflyers, Edition Originale : 1980 chez St. Martin's Press
Prix : Locus de la Novella en 1981







Présentation
Voici le second titre de la nouvelle collection "Perles d'épice" d'ActuSF. Une collection qui a pour vocation de proposer aux passionnés de littérature de l’Imaginaire, des inédits et des rééditions d’œuvres quasi introuvables, par les écrivains phares situés hors de l’Hexagone. Les trois premiers titres parus donnent d'ailleurs le ton avec outre le volume présenté ici, un inédit de Robert Silverberg et une réédition d'un Jack Vance. Rien de moins ! Le Volcryn avait déjà connu la publication dans l'hexagone avec les Presses de la cité en 1982. Cette novella est issue de l'anthologie "Nightflyers" de l'auteur. Voici donc ce texte qui gagna le fameux prix Locus en 1981 de la meilleure Novella, avec une traduction révisée par Ayerdhal himself et une superbe illustration de couverture que nous devons à Lasth. Chapeau l'artiste !

Ces derniers temps, le raz-de-marée mérité de la saga du "Trône de Fer" à fait oublier que l'auteur fut longtemps connu comme un écrivain de SF et de Fantastique parmi les plus doués, avant d'être adoré pour ses écrits de Fantasy. C'est ainsi qu'on lui doit de véritables petits bijoux comme le recueil de nouvelles "Chansons pour Lya" ou le cultissime "Armageddon Rag" ainsi que l'excellent "Riverdream" dont je vous ai parlé récemment. Avec le Volcryn, Martin nous convie à un voyage d'exploration dans l'espace profond. Idéal donc pour un challenge de Space Opera. J'ajoute qu'un partenariat entre ActuSF et le RSF Blog de Me et Mr Lhisbei permettront au chroniqueur le plus actif de ce challenge de gagner ce titre. Avis aux amateurs...

Les Volcryn sont une race extraterrestre peu connue de l'humanité et pour tout dire légendaire. De nombreux rapports contradictoires font état de l'interminable voyage dans l'espace profond qu'a entrepris ce peuple pour des raisons inconnue à bord de véritables cités des étoiles. Résolu à lever le mystère sur cette forme de vie, Karoly d'Branin a rassemblé autour de lui une équipe de spécialiste dont un élément est doué de pouvoirs Psi afin d'aller à la rencontre des Volcryn et d'entrer en contact avec eux. Pour se faire, il s'est aussi adjoint le concours de Royd Eris et de son fabuleux vaisseau l'Armageddon. Alors que le vaisseau parcours l'immensité du vide en hyper-propulsion pour son prochain rendez-vous, le psi de l'expédition ressent une menace sourde à bord. Dès lors l'équipage va plonger dans la psychose et la paranoïa...

Une excellente novella, servie par un auteur talentueux. Sur un synopsis quelque peu bateau, il parvient à tenir l'attention du lecteur et à faire monter une tension palpable qui culminera bientôt. Au fur et à mesure que l'action prend forme, les morts violentes vont se succéder, la paranoïa des membres d'équipage se développer, et la singularité du Capitaine de l'Armageddon mené à une crise majeure. Les révélations iront bon train dans le dernier tiers de l'ouvrage, amenant un dénouement inattendu et plaisant. Certains des personnages sont attachants et leur psyché soignée nous permet de nous immerger à loisir dans ce Space Opera teinté de Thriller. Sans doute pas le meilleur de l'auteur, mais une oeuvre courte qui mérite d'être découvert et qui vous fera passer un excellent moment de détente.





Gromovar, SCIFI Universe, Efelle,






Une lecture faite dans le cadre du Challenge Summer Star Wars
organisée de mains de maître par Mr et Me Lhisbei
1/4


On se quitte sur une petite évocation en images de cette novella qui fut adaptée pour le cinéma en 1987 par Robert Collector (cela ne s'invente pas !) sur un scénario écrit par George R. R. Martin et Robert Jaffe d'après le texte original de George R. R. Martin. C'est un peu kitch mais si j'en trouve un jour une copie dans un bac, j'y jetterai bien un coup d'oeil amusé.


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