Best Novella: “Palimpsest”, Charles Stross (Wireless; Ace, Orbit)
Best Novelette: “The Island”, Peter Watts (The New Space Opera 2; Eos)
Best Short Story: “Bridesicle”, Will McIntosh (Asimov’s 1/09)
Best Related Book: This is Me, Jack Vance! (Or, More Properly, This is “I”), Jack Vance (Subterranean)
Best Graphic Story: Girl Genius, Volume 9: Agatha Heterodyne and the Heirs of the Storm Written by Kaja and Phil Foglio; Art by Phil Foglio; Colours by Cheyenne Wright (Airship Entertainment)
Best Dramatic Presentation, Long Form: "Moon" Screenplay by Nathan Parker; Story by Duncan Jones; Directed by Duncan Jones (Liberty Films)
Best Dramatic Presentation, Short Form: Doctor Who: “The Waters of Mars” Written by Russell T Davies & Phil Ford; Directed by Graeme Harper (BBC Wales)
Best Editor Long Form: Patrick Nielsen Hayden
Best Editor Short Form: Ellen Datlow
Best Professional Artist: Shaun Tan
Best Semiprozine: Clarkesworld edited by Neil Clarke, Sean Wallace, & Cheryl Morgan
Best Fan Writer: Frederik Pohl
Best Fanzine: StarShipSofa edited by Tony C. Smith
Best Fan Artist: Brad W. Foster
And the John W. Campbell Award for Best New Writer (presented by Dell Magazines): Seanan McGuire
Il y a deux ans, j'avais adoré Eifelheim de Michaël Flynn. Je me suis donc jeté sur "Up Jim River", suite de "The January Dancer" (que je n'avais d'ailleurs pas lu, mais il se disait que ce n'était pas indispensable). Mal m'en a pris. Chose rarissime, j'ai arrêté la lecture de "Up Jim River" au tiers environ tant je ne supportais plus ce livre. Pourtant, la quête menée par deux personnages intéressants (tout au moins l'un des deux, au syndrome de personnalité multiple induit) aurait du me séduire. Une chasse à l'homme (à la femme en l'occurrence) au travers de la galaxie, de monde en monde, à la recherche d'un agent disparu dans des conditions mystérieuses. Malheureusement, Flynn crée des mondes plus absurdes les uns que les autres (la palme étant détenue par l'empereur de Thistle et sa cour grotesque), et un langage surchargé au point d'en devenir monstrueux et de gêner la lecture (j'avais pourtant survécu au Livre de Dave, ce qui signale que j'ai du courage dans le domaine de l'innovation linguistique). Flynn a sûrement voulu faire baroque, mais n'est pas Stephenson qui veut, et il obtient surtout du boursouflé. Ca rappelle les délires orientalisants du XXVIIème siècle avec Mamamouchis et autres inepties. Dans tout ça peu d'action et de progression pour l'instant, en revanche quantité de longues considérations sans intérêt narratif. On peine sur la langue, et, comme si ce n'était pas suffisant, on s'ennuie. Escalader le "Livre de Dave" conduit à un superbe panorama, escalader "Up Jim River" ne conduit à rien de gratifiant. A éviter. Up Jim River, Michaël Flynn
"Le Dieu Vampire" de Jean Christophe Chaumette est doté d'un titre trompeur. En effet, aucun vampire traditionnel dans ce roman. Désolé pour les jeunes filles fraichement nubiles. Les vampires dont il est question ici sont de simples humains qui se sont illustrés par leur goût du sang et leur extrême cruauté. Tortionnaires, dictateurs, auteurs de génocides, ou dirigeants de camps de la mort, certains connus (Gengis Khan, Vlad Tepes) et d'autres anonymes, ils communient tous au culte d'un "dieu" antédiluvien qui se repait de souffrance. En contrepartie de leurs offrandes, ils obtiennent une grande longévité et une félicité incommensurable. Après des millénaires de secret absolu, une défection va révéler l'existence du culte à un psychiatre suisse qui va dès lors enquêter pour en apprendre plus. Au même moment, des fouilles archéologiques mettent à jour le tombeau de Gengis Khan, ainsi que ce qu'il contient. Mais la secte ne se laisse pas approcher sans danger, et elle protège ses mystères. Construit comme un thriller, "Le Dieu Vampire" est palpitant de bout en bout ; c'est une sorte d'Echiquier du mal en beaucoup moins verbeux et beaucoup plus nerveux. Le récit est fluide et va à l'essentiel. L'enquête progresse à un rythme soutenu, les explications surviennent à intervalles réguliers (et elles ne sont pas complètement absconses ou incohérentes comme c'est malheureusement souvent le cas dans ce genre d'ouvrage), les atrocités commises par les membres du culte aussi. "Le Dieu Vampire" est très graphique dans sa violence, et ce roman n'est pas fait pour les lecteurs sensibles. Les "mauvais" le sont sans aucune limite ni retenue, drogués qu'ils sont à l'extase de la souffrance de l'Autre ; aucune rédemption n'est possible, sauf de manière très détournée. Ils sont fascinants et attirent irrésistiblement l'oeil, car l'Homme ne peut pas plus détourner son regard de la monstruosité que Baudelaire ne le pouvait de sa charogne. Hypnotisé, captivé comme par un serpent venimeux, on tourne frénétiquement les pages et on termine le livre en une soirée, essoufflé mais content. Alors, "Le Dieu Vampire" est-il le thriller fantastique parfait ? La réponse est "non" à cause de deux éléments. D'une part, l'écriture est très plate, sans style notable, parfois très explicative, et l'auteur nous inflige même ces "yeux malicieux" que je ne peux plus supporter dans aucun livre. D'autre part, il faut accepter de faire abstraction d'une galerie de héros totalement invraisemblables. Entre le mathématicien paraplégique fort d'en haut, la grosse dondon indienne équipée comme James Bond, l'acupuncteur roi de la boxe chinoise, et la métisse frigido-midinette, il faut beaucoup d'indulgence pour ne pas se croire dans Freaks ; je n'en ai pas assez en moi. Ces amabilités posées, je veux redire que "Le Dieu Vampire" est un roman très agréable à lire, inspiré par les théories du sociologue allemand Wolfgang Sofsky ce qui ne gâche rien, que je recommande aux amateurs de thrillers fantastiques un peu musclés. Le Dieu Vampire, Jean Christophe Chaumette
Le grand Néault vient de superbement chroniquer le tome 1 de Rex Mundi. Comme souvent je n'ai rien à ajouter ni à retrancher à son analyse. Notons que j'avais déjà acheté ce volume lors de sa première parution chez Semic et que l'interruption de la série m'avait fort marri. Merci à Milady Graphics de reprendre l'aventure.
J'ai aussi particulièrement apprécié SuperPhilo pour sa qualité rédactionnelle, et n'hésitant devant aucune bassesse, je vous renvoie encore à l'article de Néault.
Deux publications qui illustrent encore, si besoin en était, la qualité des publications Milady Graphics (dont je ne suis pas actionnaire), ainsi que celles des chroniques d'Univers Marvel (dont je ne suis pas un rédacteur).
Superphilo, Van Lente, Dunlavey Rex Mundi, t1 Le Gardien du Temple, Nelson, Johnson