Méfiez-vous ! Ils sortent de partout ! Difficile pour eux de faire peau neuve (quoi que, quoi que…), mais depuis quelques années, ils sortent de terre pour envahir toutes les facettes de l’imaginaire : le cinéma, la littérature, les jeux vidéos, la BD. Ils ? Pas les vampires qui ne cessent d'avoir pignon sur rue depuis belle lurette, mais les zombies, vous savez, ces êtres repoussants à l’odeur putride qui dépeuplent les cimetières, et ne demandent rien de mieux que de vous prendre dans leurs bras avant de s’inviter pour un barbecue party où vous seriez, bien sûr, le plat principal.
Constat n°1 : ça fait du bien de prendre du temps pour lire un gros pavé des familles. Vous me direz, ça fait deux à la suite et certains qui vont suivre ne manquent pas de volume non plus.
Texas Jimmy Balaban aurait très bien pu ne jamais croiser Ralf. Mais voilà, il ne sait pas résister à l'appel de la chair. Et pour s'éviter un nouveau divorce extrêmement coûteux, il emmène sa conquête d'un soir dans un patelin paumé où personne ne sera en mesure de le compromettre.
Il semble dorénavant inévitable de lire un Space Opera de veine militariste sans le rapprocher des deux œuvres maîtresses du genre : Etoiles, garde à vous ! de Robert A. Heinlein et La Guerre éternelle de Joe Haldeman. C'était déjà le cas ici avec le Vieil homme et la guerre de John Scalzi, et ça l'est à nouveau avec La Guerre Spéciale de Xavier Mauméjean. Le rapprochement est clairement affiché pour ce dernier puisque l'ouvrage est dédié aux deux auteurs référence. Ce qui n'est pas sans surprendre quand on sait les points du vue, politiques entres autres, qui séparaient Heinlein et Haldeman. A ce propos, il est troublant de constater que la question du militarisme et du patriotisme outranciers dont faisait montre Heinlein est toujours aussi controversée - le film adapté Starship troopers n'a en tout cas pas permis d'y voir plus clair. Donc, si un spécialiste sur la question passe par ici, qu'il n'hésite pas à se manifester.
Pour continuer dans la comparaison culinaire comme je le fais parfois, voici avec Eifelheim un livre à ranger dans la catégorie des soufflés. De ceux qui, malheureusement, se ratatinent lorsque l'envie nous prend d'ausculter leur sommet afin de s'assurer de leur bonne tenue. Peut-être aurais-je dû attendre avant de procéder de la sorte, mais le mélange n'a pas pris. Ce doit être la faute à mon cerveau/four car je sais que certains l'ont apprécié aux petits oignons, comme ici ou là, par exemple.
Rassurez-vous ! Tous les commentaires que vous pourriez faire à l'écoute de cette interview menée par Calamity Jane ne seront pas enregistrés, et personne, ô grand personne, ne remontera jusqu'à vous pour avoir plus que tendu l'oreille aux propos de Grégoire Hervier. Alors n'hésitez pas à vous y plonger, et si vous voulez même prolonger cette immersion dans Zen City, laissez vous guider dans la description du site effectuée par Gentille Pestouille. Voilà, par contre, si vous voulez bien vous déplacer un petit peu sur la gauche vous êtes un peu à contre-jou....mais non, je ne vous vois pas....Personne ne vous voit. Allez, tous à vos clics !
La fin du monde, donc. Le titre est déjà suffisamment évocateur, la couverture aussi. Dans un futur proche, trsè proche, les chinois ont franchi le point de non retour, sans que l'on en connaisse les raisons exactes, mais peu importe, le fait est là, ils ont envoyé une bombe nucléaire sur les Etats-Unis. L'escalade est amorcée, répliques à l'appui. Quatre adolescents répartis sur le globe, dont les fils de leur histoire personnelle vont se croiser, assistent à la dégénerescence du monde. Leur seule chance de survie réside dans l'existence d'une base secrète située au Groënland vers laquelle ils vont tenter de converger.Une simple et brève projection dans le futur. Presque une uchronie en temps réel.
...Et si...
Cela suffit en tout cas pour offrir un récit sans concession, un roman choc, coup de poing, d'une dureté âpre. Un roman qui ébranle par la force de son thème, de ses images, de ses situations, des émotions qu'il véhicule. En ce sens, le périple du jeune chinois, Xian, est bouleversant par bien des apects. Que l'on soit adolescent - le public visé en priorité par la collection - ou moins jeune, nul n'est épargné.
Il n'y a aucune place à l'espoir dans ce livre là, ou si peu. On l'anticipe néanmoins pour la suite qui lui sera donné (parenthèse pour dire que j'aurais préféré avoir toute l'histoire en main plutôt que ce roman trop bref, en fin de compte.), sans être sûr pour autant que ce soit là l'intention de Fabrice Colin. En tout cas, s'il voulait frapper un grand coup, c'est réussi.
La Fin du monde, Fabrice Colin, Mango (Autres Mondes), 2009, 200 p.

Il y a quelque temps, je vous avais parlé d’un OLMOepcNI, en la parution de la Bibliothèque Nomédienne aux éditions de l'Atalante. Et l’opportunité m’a été donné de prendre le micro pour le Zinc - l’émission que je ne devrais plus vous présenter - afin d’interviewer Alfred Boudry et l’un des gaillards d’avant, Edwin Hill. Fort heureusement, j’étais accompagné par Marie-Pierre Soriano, alias Calamity Jane, pour m’épauler dans cette première expérience radiophonique… Quand je vous disais que le voyage continuait !
Le royaume d'Acacia, gouverné par la famille Akaran depuis plusieurs générations, vit de sombres jours. Une attaque de grande envergure visant à le renverser est sur le point de se produire, sans que quiconque ne s'en aperçoive. Les Mein ont tout fait pour que rien ne filtre jusqu'au roi Leodan. L'heure de mettre fin au joug de la lignée Akaran a enfin sonné. Car le royaume d'Acacia, aussi florissant qu'il puisse paraître, ne tire pas sa gloire et son rayonnement dans sa capacité à fédérer les peuples ni de ses valeurs. Depuis des siècles il permet en effet le trafic d'enfants en contrepartie d'une drogue dont les Acacians sont devenus dépendants. Cette pratique, le roi Leodan était prêt à l'éradiquer mais les forces en jeu sont bien trop complexes pour y parvenir facilement. Et le temps a fini par jouer contre lui. L'assassinat dont il est victime ne lui permettra pas d'arriver à ses fins. Néanmoins, dans l'éventualité d'un tel scénario, Leodan avait prévu de séparer ses enfants pour leur assurer la survie et favoriser leur retour pour, qui sait, rétablir un ordre nouveau, plus humain.
Tom est le septième fils d'un septième fils. A ce titre, il est tout destiné à devenir épouvanteur dont la lourde charge est de protéger les populations des malédictions qui les frappent, des gobelins,des spectres et autres sorcières aux intentions malfaisantes. Sa mère a tout fait pour que les pouvoirs inhérents à son rang familial, ses perceptions exacerbées, soient utilisées dans ce sens. Et effectivement, quand l'âge vient pour lui d'apprendre un métier, le voilà obligé de quitter la ferme de ses parents pour aller vivre avec Maître Grégory où, en lieu et place d'initiation l'attendent la plus effroyable des aventures.